Papier pour le Copperplate : mes choix pour les exercices et les réalisations
Partager
Pour les exercices de Copperplate, je recherche une surface lisse, plane et peu absorbante, afin que la plume pointue glisse et que les bords des traits restent nets. Pour une réalisation finale, je peux choisir une texture plus présente parce que je recherche un autre résultat visuel.
Le papier doit fonctionner avec la plume et l’encre. Le nom d’une marque ne suffit pas à prévoir le comportement de tous les papiers de sa gamme.
Commencez par la surface
Les papiers vélins très lisses et les papiers à dessin lisses, comme le Bristol, constituent des points de départ utiles pour le travail à la plume pointue. La surface doit permettre de tracer des lignes fines et des courbes sans que la plume accroche constamment.
Pour ma propre pratique, je préfère un papier de plus de 120 g/m². C’est une préférence personnelle, pas un grammage minimal obligatoire pour le Copperplate. Le grammage et la surface sont deux critères distincts : une feuille plus lourde n’est pas automatiquement plus lisse ou mieux adaptée à l’encre.
Les papiers que j’utilise pour les exercices quotidiens
Mon cahier présente des papiers Oxford, Exacompta et Rhodia qui ont bien fonctionné dans ma pratique quotidienne. Cela concerne les papiers que j’ai utilisés et ne constitue pas une garantie pour tous les produits vendus sous ces marques.
Le papier à dessin Oxford possède aussi une texture que je trouve utile pour d’autres projets. Je l’ai utilisé pour des enveloppes ; avec l’encre choisie, les traits sont restés nets sans fuser dans les fibres.

Pourquoi je réserve l’Aquapad aux réalisations finales
J’utilise également le papier Clairefontaine Aquapad plus épais présenté dans le cahier. J’apprécie sa texture et l’apparence de l’encre sur sa surface. Compte tenu de son prix et de sa qualité, je le réserve aux réalisations finales plutôt que de l’utiliser pour tous mes exercices quotidiens.
La priorité n’est alors pas la même que pour une surface d’exercice lisse. Une réalisation finale peut demander une texture ou une apparence particulière. Le papier adapté à cette réalisation n’a pas besoin d’être celui que vous utilisez pour répéter vos exercices.

Évaluez le résultat une fois l’encre sèche
Le cahier comprend un échantillon d’écriture sèche sur papier Oxford, ainsi que des exemples de réalisations finales. Il est utile d’examiner le résultat sec : regardez les bords des traits et les détails qui restent visibles dans les déliés et les pleins.
Si une combinaison fonctionne mal, considérez ensemble le papier, la plume et l’encre. Lors de mes essais avec l’encre de Chine, une dilution excessive pouvait faire fuser l’encre même sur un papier que j’utilisais habituellement avec succès. Un papier connu n’annule pas les effets d’un changement de comportement de l’encre.
Choisissez selon le travail à réaliser
- Exercices répétés : choisissez une surface qui vous permet d’observer le mouvement et de produire des traits nets et contrôlés.
- Enveloppes ou pièces individuelles : testez le papier exact avec l’encre que vous prévoyez d’utiliser.
- Un rendu texturé : décidez si l’apparence obtenue justifie l’utilisation de ce papier pour le projet.
Le cahier imprimé de Copperplate propose des exercices imprimés sur le papier fourni. Vous pouvez donc commencer par les leçons d’installation et vous exercer directement sur la page. Testez d’abord votre plume et votre encre sur une petite zone, puis laissez sécher la page avant de la tourner.
Pour le reste de l’installation, consultez les outils que j’utilise pour la calligraphie Copperplate.